CABRETTE CLUB
Le forum de la Cabrette.
 
 FAQAide   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes 
 S’enregistrerS’enregistrer    ConnexionConnexion 

musette de Théodore Noël
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
   CABRETTE CLUB Index du Forum  .::. CABRETTE  .::. Materiel
Aller à la page: 1, 2  >
Sujet précédent .::. Sujet suivant  
Auteur Message
Lauseta
Modérateurs
Modérateurs

Hors ligne

Inscrit le: 04 Mai 2009
Messages: 2 376
Localisation: A l'est

Message Posté le : Lun 15 Avr 2013 - 13:51    Sujet du message : musette de Théodore Noël Répondre en citant

PublicitéSupprimer les publicités ?
Bonjour,
Je suis tombée par hasard sur une mention de Théodore Noël (note Wikipédia très courte) qui m'a renvoyée à l'article suivant (que je n'avais pas encore lu sur cabrette.com - tous les chemins mènent à Rome...) :

http://www.cabrette.com/index.php?option=com_content&view=article&i…

Et en commentaire de l'article, voici ce qu'écrit un internaute (M. Escoubeyrou en 2011):
Ce mot pour informer que je suis en train de finaliser la remise en état de la musette de Théodore Noël, une Costeroste en Mib (32) en buis avec bagues et boîtier en ivoire. Elle est munie d'un bourdon au haubois et une chanterelle à l'épaule, comme souvent en Haute-Creuse, bien que ce type d'instrument ait sombré dans l'oubli. Pourtant il correspondait a une réalité: les musettaïres de chez nous jouaient souvent seuls ou accompagnés d'une vielle.
En outre il se trouve que je suis détenteur d'un vieux pied de musette issu de Creuse, que je situerais début XIXème, en Réb (37), en buis avec bagues en ivoire et boîtier ébène et ivoire, fabriqué par Sochay à Lyon (2ème grande destination après Paris des maçons Creusois), d'une très grande justesse: je ne sais rien de ce fabricant si ce n'est qu'une musette Sochay figure au musée de la cornemuse de Londres issue d'un don de la fin du XIXème siècle.


Alors, y-avait-il des formes de cabrettes remarquables dans la Creuse (avec entre autres "chanterelle à l'épaule") ? La seconde musette qu'il évoque (fabriquée à Lyon apparemment au début du XIXe siècle) a l'air d'être une cabrette, si j'ai bien compris. Quelqu'un en sait plus à ce sujet ?
Revenir en haut
              

calmar
Accro à la cabrette
Accro à la cabrette

Hors ligne

Inscrit le: 02 Oct 2008
Messages: 214
Localisation: Lyon
Sexe: Masculin
Signe du Zodiaque: Cancer (21juin-23juil)

Message Posté le : Lun 15 Avr 2013 - 17:21    Sujet du message : musette de Théodore Noël Répondre en citant

ah oui , très très intéressant ! Je joue de plus en plus avec la chanterelle ( la mienne est sacrèment bruyante, mais j'aime bien quand mème - c'est un pied 39 Ruols assez vieux très bon )... je suis Lyonnais en plus , ça m'intrigue ce "Sochay" !!
J'avais entendu dire qu'il y avait eu des cabrettes à bourdon d'épaule , et en voici donc une. Qui en a déjà vu ? Joué ? Essayé ? Y a pas de raison que ça marche pas , ce genre de truc, non ? Ca vaudrait ptèt' le coup d'essayer cet engin ( voire d'en faire... )...
Je suis très intrigué... Je connais que la musette de cour Lyonnaise exposée chez Pick & Boch , et aucun autre exemple de cornemuse du coin....
Ce monsieur Sochay faisait quoi ? La cabrette , c'ètait un cas unique ?

 
_________________
élevé au pied du Puy de Dôme
Aaaaaaaaaah , revoir Ménétrol !!!!......
Revenir en haut
              

revilo
Accro à la cabrette
Accro à la cabrette

Hors ligne

Inscrit le: 30 Nov 2009
Messages: 177
Localisation: Limousin

Message Posté le : Mar 16 Avr 2013 - 08:20    Sujet du message : musette de Théodore Noël Répondre en citant

Et si on s'interrogeait un peu plus largement sur cette histoire?
Le "big-bang" qui crée la cabrette au XIXe siècle n'a peut-être pas qu'une seule origine?
Et, à mon avis, la route Paris-Auvergne-Paris n'est pas le seul itinéraire géographique et humain qui fonde cette histoire.
La route des maçons et briquetiers marchois roule à angle droit par rapport à cet itinéraire:
Haute-Marche-Limagne-Forez-Lyon-Bresse et Morvan
Theodore Noel et les grandes cornemuses des Combrailles, Béchonnet, Sochay et  Camille sont les luthiers qui jalonnent la route...
Avec en plus, George Sand qui lorsqu'elle évoque les ménétriers des "montagnes" désigne plus surement la "Montagne" marchoise que les sommets du Cantal...
Lyon et ses pays environnants (Morvan,Bresse, Forez) n'est pas la deuxième destination des Marchois dans la première moitié du XIXe mais la première: 30 000 Marchois autour de 1850 c'est pas une bagatelle...et les bals-musette qui vont avec...
Alors, on fait quoi de tout çà?
_________________
Olivier Durif
Revenir en haut
              

calmar
Accro à la cabrette
Accro à la cabrette

Hors ligne

Inscrit le: 02 Oct 2008
Messages: 214
Localisation: Lyon
Sexe: Masculin
Signe du Zodiaque: Cancer (21juin-23juil)

Message Posté le : Mar 16 Avr 2013 - 11:39    Sujet du message : musette de Théodore Noël Répondre en citant

euuuuuh ?
Pardon pour mon ignorance, mais c'est quoi : "Marchois" ????  Je n'en avais jamais entendu parler.
Shocked
_________________
élevé au pied du Puy de Dôme
Aaaaaaaaaah , revoir Ménétrol !!!!......
Revenir en haut
              

Lauseta
Modérateurs
Modérateurs

Hors ligne

Inscrit le: 04 Mai 2009
Messages: 2 376
Localisation: A l'est

Message Posté le : Mar 16 Avr 2013 - 15:17    Sujet du message : musette de Théodore Noël Répondre en citant

On est bien d'accord qu'il n'y a pas que les cabrettaïres de Paris, même si "L'Age d'or de la cabrette" de la rubrique du même nom ici est quasiment entièrement dédié à Paris
L'instrument est une entrée possible dans ce sujet certainement plus vaste, mais les luthiers qui sont inscrits sur ce forum ont peut-être déjà des éléments de réponse ou de réflexion sur la fabrication de ces musettes qui semblent avoir voyagé entre la Creuse et le Lyonnais.
En tout cas je n'avais pas encore vu de photo avec ce genre de musette.
Quant aux bals lyonnais, on attend bien sûr de lire ceux qui connaissent le sujet...


Dernière édition par Lauseta le Lun 29 Mai 2017 - 18:37; édité 1 fois
Revenir en haut
              

calmar
Accro à la cabrette
Accro à la cabrette

Hors ligne

Inscrit le: 02 Oct 2008
Messages: 214
Localisation: Lyon
Sexe: Masculin
Signe du Zodiaque: Cancer (21juin-23juil)

Message Posté le : Mar 16 Avr 2013 - 17:45    Sujet du message : musette de Théodore Noël Répondre en citant

ah , ètant Lyonnais , et pas né à l'époque , je connais quand mème les vieilles photos des guinguettes !!!
On n'y voit que des accordéons , ou saxo , ou orchestres , avec trompettes , violons , et mèmes harmonies & fanfares ,etc... mais jamais de cabrette ou autres musiques dites "traditionnelles" , ou du moins rurales.
Les guinguettes , à ce qu'on en sait , ètaient plus des lieux de bal "à la mode" , avec les airs parisiens "dans le vent" , le jazz , Charles Trenet , Maurice Chevalier , etc... je ne pense pas qu'il soit question de musique traditionnelle ou régionale avec les guinguettes des quais de Saone , ou alors , ça reste à prouver...
_________________
élevé au pied du Puy de Dôme
Aaaaaaaaaah , revoir Ménétrol !!!!......
Revenir en haut
              

revilo
Accro à la cabrette
Accro à la cabrette

Hors ligne

Inscrit le: 30 Nov 2009
Messages: 177
Localisation: Limousin

Message Posté le : Mer 17 Avr 2013 - 07:59    Sujet du message : musette de Théodore Noël Répondre en citant

Bon, je ne vais pas jouer les profs d'histoire et de géographie, mais quand même...
la Haute-Marche est un comté qui jouxtait les Combrailles et qui correspond à une grande partie de l'actuel département de la Creuse. C'est sous ce terme générique et emblématique qu'on rattachait géographiquement et symboliquement la corporation des maçons et tailleurs de pierre venus de cette région. 
Concernant l'immigration à Lyon je renvoie (entre autres) au beau livre de Jean-Luc de Ochandiano "Lyon, un chantier Limousin" ici:http://www.lieuxdits.fr/les-livres/region/lyon-chantier-limousin/ paru voici deux ou trois ans. 
Au passage, il y cite les bals de cette communauté au XIXe siècle...
Par ailleurs, de mémoire, il y a une évocation des bals de la communauté limousin-auvergnate, extraite d'une recherche faite en son temps par Valérie Pasturel, si ma mémoire est bonne, pour le compte du CMTRA,  qu'on doit retrouver dans les colonnes de la revue du CMTRA et qui cite les bals à la musette ( et autres instruments...vielles, violons, etc...). 
Pour ma part, dans mes recherches faites en Corrèze, la plupart des anciens maçons interrogés parlent de Lyon comme destination première, on les appelle d'ailleurs "les Lyonnais", avec "la Guille", le quartier de la Guillotière, comme lieu de convergence et de vie. On m'a personnellement parlé d'un café "Chez Jarry" rue de Créqui ou se réunissaient, parmi bien d'autres lieux de l'agglomération lyonnaise, les originaires et ou on jouait du violon...
D'une manière plus générale et au risque d'être un peu désenchanteur il me semble que l'inscription régionaliste des instruments de musiques populaires reste un mythe récent. Loin de moi de vouloir le juguler puisque il participe à la construction symbolique de ces pratiques musicales, mais il faut savoir aller plus loin pour comprendre...
On peut d'ailleurs penser que, pour partie, l'inscription de la cabrette symbole de la bougnat's connexion est une construction rétrospective qui agglomère des faits qui n'avaient pas initialement cette épaisseur et cette inscription régionale. Combien d'auvergnats et de limousins-marchois sont partis au XIXe travailler "just for business" sans s'interroger plus que cela sur la destination symbolique...Et si Bousca, lui-même, a fini par atterrir à Paris c'est plutôt du coté de Grenoble, si ma mémoire est bonne, que son métier de chaudronnier, l'avait initialement conduit...
On peut d'ailleurs penser que cette représentation identitaire et nostalgique du "pays" relève certainement plus de l'avancée sociale des "congés payés" de 36 et des "trains bleus" chers à Louis Bonnet qu'à une quelconque logique biologico-ethnique ancienne de l'éternel bougnat rentrant au pays manger de l'aligot et danser la bourrée au son de la cabrette, tels les saumons remontant le cours de l'Allier ou de la Dordogne...
Ah oui, j'oubliais... je suis né à Oullins dans la banlieue lyonnaise, "beur" auvergnat de la troisième génération...
_________________
Olivier Durif
Revenir en haut
              

calmar
Accro à la cabrette
Accro à la cabrette

Hors ligne

Inscrit le: 02 Oct 2008
Messages: 214
Localisation: Lyon
Sexe: Masculin
Signe du Zodiaque: Cancer (21juin-23juil)

Message Posté le : Mer 17 Avr 2013 - 10:43    Sujet du message : musette de Théodore Noël Répondre en citant

Fort interessant ! C'est un aspect très peu connu par chez nous ... tout le monde n'est pas un chercheur patenté , et le milieu du trad est il faut le reconnaitre très fermé. J'ai vécu toute mon enfance en Auvergne sans jamais avoir entendu parler ni entendu une cabrette ou une vielle ou un violon ou je ne sais , tout comme la plus grande majorité des auvergnats que j'ai pu connaitre ou que je croise ( "c'est comme une cornemues ?" .. "c'est breton ?" etc... ) . Ce que tous connaissait , c'est la danse des canards, la chenille, et Yvette Horner , entre autres. L'accordéon servait pour jouer les tangos et les pasos dobles, ainsi que les airs variétoches à la mode. Ca c'est la grande majorité, et à Lyon , c'est pire : mon enfance s'y est terminée et là : c'est les années 80 , le disco , Johnny Halliday , puis le punk , puis le "smurf" ( personne disait hip-hop ). Lyon , c'est les boites de nuit ( beuark! ) , l'extreme majorité des gens ignore toute l'histoire musicale riche de Lyon , d'ou mes observations .... Aussi il est normal de se poser des questions sur une histoire "obscure" et non inscrite au programme scolaire de base afin d'en savoir plus !
C'est fort intéressant , je ne vois pas pourquoi se braquer ?
_________________
élevé au pied du Puy de Dôme
Aaaaaaaaaah , revoir Ménétrol !!!!......
Revenir en haut
              

Briçou la tsabro
Modérateurs
Modérateurs

Hors ligne

Inscrit le: 16 Jan 2009
Messages: 1 254
Localisation: Puy de Dôme
Sexe: Masculin

Message Posté le : Mer 17 Avr 2013 - 16:01    Sujet du message : musette de Théodore Noël Répondre en citant


Salut à tous,

On avait déjà évoqué la présence de bals à la musette à Lyon sur ce forum,
et j'en avais profité pour indiquer quelques coupures de presses accessibles sur le net.

Voici un lien vers cet ancien fil de discussion :
http://cabretteforum.xooit.fr/t904-encore-du-Peze.htm?start=15

On remarque au travers de ces coupures que le caractère régionaliste de certains bals y semble déjà affirmé en 1865,
du moins par les journalistes (fouchtra !).
Pour autant, les danses et musiques de ces bals avaient-elles une valeur identitaire
pour les limousins, marchois ou auvergnats qui y venaient ?
C'est plus difficile à savoir.

Mais je pense malgré tout que la construction identitaire autour de la danse et de la musique du Massif Central
remonte au moins aux années 1880 d'après ce que j'ai lu dans L'Auvergnat de Paris.
(Désolé de revenir à Paris encore une fois).


Pour revenir à la musette Sochay de Luc Escoubeyrou, j'ai eu l'occasion de la voir l'an passé.
Il m'a permis d'en faire des photos que voici :

    
  
  

    

_________________
Cabrette d'Auvergne,
j'entends ta voix qui résonne sur les puys...
Revenir en haut
              

revilo
Accro à la cabrette
Accro à la cabrette

Hors ligne

Inscrit le: 30 Nov 2009
Messages: 177
Localisation: Limousin

Message Posté le : Jeu 18 Avr 2013 - 05:38    Sujet du message : musette de Théodore Noël Répondre en citant

C'est vrai j'avais oublié ce post qui raconte en détail ce que j'ai résumé hier ( ou plutôt, pas oublié mais pas retrouvé dans le dédale des contributions diverses du site). Bon, je continue à appeler de mes voeux un rassemblement des infos, (une rencontre sur le terrain?) autour de ces hypothèses qui tracent, des musettes bressanes jusqu'aux grandes cornemuses du Centre en passant par la cabrette et Béchonnet , une filiation commune que l'organologie, à tout le moins, ne vient pas démentir.

Je maintiens également que si la conception de cette logique régionaliste remonte effectivement aux années 1880 avec L'Auvergnat de Paris comme diffuseur militant et son directeur comme prophète, je pense que son épanouissement et sa généralisation est beaucoup plus tardive, dans une période s'étalant de l'après-guerre de 14-18 jusqu'aux années 60. Dans la phase précédente, à mon sens, le phénomène reste beaucoup plus centré sur des relationnels beaucoup plus intimes de solidarité liés au travail entre gens de même village ou de même corporation, ou n'affleurent que très peu le sentiment d'une diaspora unifiée. Dans cette acception, on va, en fait, là ou vous mène le travail et les filières solidaires initiées par d'autres précédemment: ramoneurs en Vendée et en Touraine, chaudronniers en région stéphanoise, cordonniers en Champagne, marchands de vins dans le Nord ou en Belgique, briquetiers en nivernais et vallée de la Saône et, entre autres, cafetiers et marchands de charbons à Paris.
_________________
Olivier Durif
Revenir en haut
              

Chavan
Maître cabrettaïre
Maître cabrettaïre

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juin 2009
Messages: 822
Localisation: LEMPDES
Sexe: Masculin
Signe du Zodiaque: Poissons (20fev-20mar)

Message Posté le : Jeu 18 Avr 2013 - 06:45    Sujet du message : musette de Théodore Noël Répondre en citant

Pour info, il a eu des auvergnats qui, avant d'aller sur Lyon pour certains, sont passé par Roanne. Des personnes sans spécialités professionnelles parfois et qui se sont spécialisés dans le tissage. Il y a eu une communauté auvergnate très importante à Roanne. Il y a un groupe qui se nomme "LOU CANTOU. Un de mes ancêtres qui est né à la Chaise Dieu, voiturier-muletier de métier, a émigré par saint Bonnet des Quarts (Bourbonnais) où il s'est marié et est arrivé avec son épouse à Roanne et a travaillé à la tuilerie de Roanne. A Roanne il y a, il y avait ? un fabricant de Cabrette M. Copéré à Riorges commune accolée à Roanne.
Peut-être serai-t-il intéressant de déterminer ces différents parcours d'émigration.
_________________
Chavan le Hibou


Respecter son maître, c'est se respecter soit même
Revenir en haut
              

Lauseta
Modérateurs
Modérateurs

Hors ligne

Inscrit le: 04 Mai 2009
Messages: 2 376
Localisation: A l'est

Message Posté le : Jeu 18 Avr 2013 - 18:10    Sujet du message : musette de Théodore Noël Répondre en citant

Autant pour moi pour l'ancien post et toutes les informations qu'il contenait, je commence à avoir des trous de mémoire Embarassed

Le régionalisme serait aussi un sujet intéressant et sans forcément entrer dans les dates (qui ne sont peut-être pas les mêmes à Lyon et à Paris), à mon avis il se constitue d'autant plus que l'émigration est définitive et durable, au lieu d'aller-retours réguliers entre le lieu de travail (urbain) et le pays ; accessoirement il faudrait voir aussi si les journalistes qui écrivent ces stéreotypes sont de la même région, ou extérieurs au milieu (et dans ce cas, où ils sont allés chercher ces expressions).
Quant aux regroupements pour raisons professionnelles ou pour raisons géographiques, ça me paraît si imbriqué qu'il est difficile
d'y voir clair dans nombre de cas.

 


Revenir en haut
              

Nico
Accro à la cabrette
Accro à la cabrette

Hors ligne

Inscrit le: 03 Mar 2009
Messages: 426
Localisation: Limoges
Sexe: Masculin

Message Posté le : Ven 19 Avr 2013 - 13:00    Sujet du message : Re: musette de Théodore Noël Répondre en citant

Lauseta a écrit:
Alors, y-avait-il des formes de cabrettes remarquables dans la Creuse (avec entre autres "chanterelle à l'épaule") ? La seconde musette qu'il évoque (fabriquée à Lyon apparemment au début du XIXe siècle) a l'air d'être une cabrette, si j'ai bien compris. Quelqu'un en sait plus à ce sujet ?




Pour avoir eu la chance de faire les relevés des musettes de Théodore Noël, le fameux montage à la Béchonnet est un bricolage de sa part et non un  un instrument à part entière conçu d'origine avec ce système de bourdons. 
Tout d'abord, il possédait un autre pied, un Breuil (341mm) en ébène ainsi qu'un grand bourdon de musette du centre. Ce qui permet de constater qu'il a connu d'autres types de cornemuses notamment les musettes type du "Berry" et du coup des musettes type "Béchonnet" vu le montage qu'il en a fait par la suite. 
Ensuite, pour remettre les pièces du puzzle dans l'ordre, la chanterelle qui est disposée sur la poche comme un bourdon basse de Bécho, est la chanterelle d'origine du pied de cabrette car elle est de la bonne longueur et du même diapason que le pied. Quant au petit bourdon qu'il a mis à côté du chalumeau, ce sont 2 bouts de bourdon qui n'ont rien à voir ensemble et qui ont été recoupés, bricolés, pour que ça sonne avec la chanterelle. Par conséquent, la chanterelle et le bourdon font la même note à la même octave.
Ce qu'a fait Th. Noël est, pour ma part un cas isolé parmi tant d'autres. Il serait exagéré de prétendre à une tradition de ce type de musettes en Creuse. La cabrette oui, celle-ci précisément, ça reste à voir...
On pourrait faire le parallèle avec les musettes type "Jousse" de Haute Loire, qui sont des cabrettes dont le boîtier possède des miroirs (comme sur les chabrettes) et 2 chanterelles en plus du chalumeau. Certains parlent d'une tradition de ce type de cornemuse en Haute-Loire mais je n'irai pas jusque là car les 2 exemplaires connus, appartenaient aux 2 frères, (si mes souvenirs sont bons) dont l'un des 2 (Ferdinand ?) était l'instigateur de cette nouvelle musette "tape à l'oeil". J'essaierai d'envoyer des clichés pour ceux qui n'ont jamais vu ce genre de biquette. Un exemplaire est au Musée de Montluçon.
@+
_________________
Cosin Janton
coma te fai ta femna,
ieu te dirai coma la mia me fai


Dernière édition par Nico le Sam 20 Avr 2013 - 08:53; édité 1 fois
Revenir en haut
              

Lauseta
Modérateurs
Modérateurs

Hors ligne

Inscrit le: 04 Mai 2009
Messages: 2 376
Localisation: A l'est

Message Posté le : Ven 19 Avr 2013 - 18:38    Sujet du message : musette de Théodore Noël Répondre en citant

La prudence est donc de mise. Merci Nico pour les explications (en attendant de voir un jour de près ces spécimens)
Revenir en haut
              

Nico
Accro à la cabrette
Accro à la cabrette

Hors ligne

Inscrit le: 03 Mar 2009
Messages: 426
Localisation: Limoges
Sexe: Masculin

Message Posté le : Sam 20 Avr 2013 - 09:14    Sujet du message : musette de Théodore Noël Répondre en citant

Pour fermer la parenthèse sur les musettes des frères Jousse, voici ce que j'ai retrouvé :
extrait d'un article de D. Perre "La tradition de cornemuse en Haute-Loire" (juin 1985) tiré des "Cahiers de la Haute-Loire", Revue d'études locales, Année 1985, Publication de l'Association des cahiers de la Haute-Loire, Archives Départementales, Le Puy. Ouf !


N'apparaît pas sur la photo le soufflet trapézoïdal à joues cuir (sans plis).






_________________
Cosin Janton
coma te fai ta femna,
ieu te dirai coma la mia me fai
Revenir en haut
              

Contenu Sponsorisé






Message Posté le : Aujourd’hui à 10:27    Sujet du message : musette de Théodore Noël

Revenir en haut
              

   CABRETTE CLUB Index du Forum .::. Materiel
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Page 1 sur 2
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2  >
Montrer les messages depuis :   

 
Sauter vers :  

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
Template by .: SGo :.